STATISTIQUES

Indicateurs de l'enseignement supérieur

L’ARES a notamment pour mission de gérer un système de collecte de données statistiques relatives à l’enseignement supérieur et d'en publier les résultats. Elle intervient, dans ce cadre, dans le développement d’indicateurs statistiques relatifs à l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles comme à l'international. Selon les cas, elle les réalise entièrement, agit comme fournisseur de données ou participe au développement de la méthodologie d'élaboration.

Les indicateurs que nous publions se veulent à la fois clairs, faciles d’accès et documentés. Ils constituent un outil de pilotage pour les décideurs et un outil d’information mis à disposition du public.

Vous retrouverez en bas de bage quelques informations relatives aux sources des données ainsi qu'aux différents contextes dans lesquels nous développons ces indicateurs.

 

1/ Indicateurs de contexte

01/ Taux de scolarisation en FWB par âge (ou groupe d'âge) et par niveau

En développement

02/ Répartition des étudiants de l’enseignement supérieur par lieu de domicile

Repartition géographique domicile légende 2

Graphique © Polygraph'

En Fédération Wallonie-Bruxelles, la majeure partie des élèves et étudiants dans l’enseignement, tous niveaux confondus, sont domiciliés en Wallonie et en Région de Bruxelles-Capitale. Si la proportion atteint 96 % dans le fondamental ou 93 % dans le secondaire, elle est de 82 % dans l'enseingement supérieur.

De plus, dans l’enseignement supérieur, une proportion non négligeable d’étudiants (13 %) sont domiciliés à l’étranger (en gris) et 5 % sont domiciliés en Région flamande.

03/ Coût de la scolarité à charge de la Fédération Wallonie-Bruxelles

En développement

 

2/ Indicateurs de transition secondaire-supérieur

01/ Taux d’accès à l’enseignement supérieur des détenteurs du CESS par type de secondaire suivi

Le taux d’accès à l’enseignement supérieur des détenteurs du CESS de l’enseignement secondaire ordinaire de plein exercice est de 78 % pour les étudiantes ayant obtenu leur CESS en 2011 et de 76 % pour les étudiants. Plus de 90 % des étudiants entrent dans l’enseignement supérieur l’année d’obtention du CESS

Taux d’accès à l’enseignement supérieur des détenteurs du CESS de l’enseignement secondaire de plein exercice selon le sexe – en fonction de l’année de délivrance du CESS

accès des détenteurs du CESS

En Fédération Wallonie-Bruxelles, la quasi totalité des étudiants entrent dans l’enseignement supérieur dans les deux années suivant l’obtention du CESS.1-2 

En moyenne, le taux d’accès l’année académique après l’obtention du CESS est de 68,1 % pour les hommes et de 71,5 % pour les femmes ayant obtenu leur CESS en 2013. Le taux d’accès direct, pour les hommes ayant obtenu leur CESS en 2013, est de 89,9 % pour les étudiants issus de l’enseignement général, 77,6 % pour ceux issus du technique de transition, 52,5 % pour ceux issus de technique de qualification et de 12,3 % pour ceux issus de l’enseignement professionnel.

Pour les femmes ces taux sont respectivement de 90,3 %, 82,2 %, 60,8 % et 16,8 %.

Les taux d’accès à l’enseignement supérieur l’année suivant la délivrance du CESS sont en augmentation depuis 2009, quelle que soit la forme d’enseignement et ce tant pour les hommes que pour les femmes. La différence se marquant particulièrement dans les sections de qualification avec une augmentation de plus de 20 % du taux d’accès. L’hypothèse peut être émise que la crise, et les difficultés pour les jeunes à trouver du travail, incitent de plus en plus les élèves, déjà détenteurs d’un diplôme qualifiant leur permettant l’accès au marché du travail, de prolonger leurs études. Plus de trois quarts des élèves ayant obtenu leur CESS en 2011 sont rentrés dans l’enseignement supérieur entre 2011-2012 et 2013-2014 (76,0 % des hommes et 78,3 % des femmes)

Forme de lenseignement secondaire

Taux d’accès à l’enseignement supérieur des détenteurs d’un CESS de l’enseignement secondaire de plein exercice délivré en 2012

Le taux d’accès à l’enseignement supérieur des élèves issus de l’enseignement secondaire (tous types confondus) est de 75 % pour les hommes et de 77 % pour les femmes.

Il s’agit du taux d’accès à l’enseignement supérieur des élèves issus de l’enseignement secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles ayant obtenu un CESS à la fin de l’année scolaire 2011-2012. Ces derniers peuvent être entrés dans l'enseignement supérieur l'année académique 2012-2013 ou 2013-2014. La proportion d'élèves qui entrent dans l'enseignement supérieur plus de deux après l'année d'obtention du CESS est faible (environ 2 %) et n'est pas prise en compte dans le calcul.

Les données pour les étudiants des écoles supérieures des arts étant incomplètes, les étudiants y entrant ne sont pas pris en compte. Le taux d'accès est donc légèrement sous-estimé.

Le taux d’accès à l’enseignement supérieur hors universités est plus important que le taux d’accès à l’université. Ainsi, sur 100 garçons ayant obtenus un CESS en 2012, 33 s’inscrivent à l’université et 42 dans l’enseignement supérieur hors université (respectivement 32 et 45 pour les filles).

Toutefois, les taux d’accès varient en fonction du type d’enseignement secondaire fréquenté. Ainsi 100 % des jeunes issus de l’enseignement secondaire général accède à l’enseignement supérieur et ce, majoritairement dans l’enseignement universitaire. En revanche, seuls 14 % des garçons et 17 % des filles issues du secondaire professionnel accèdent à l’enseignement supérieur (quasi uniquement à l’enseignement supérieur hors université).

Les taux d’accès des filles est supérieur à celui des garçons et ce plus particulièrement pour les étudiants ayant obtenus leur CESS dans l’enseignement qualifiant.

1 Les étudiants pris en compte sont issus de la base de données du CRef pour les étudiants des universités et de la base de données SATURN pour l’enseignement supérieur dans les hautes écoles (HE). Les étudiants des écoles supérieures des arts (ESA) ne sont pas pris en compte vu le manque important de données nécessaires au calcul de l’indicateur. Ne sont pris en compte que les étudiants pour lesquels la provenance du secondaire effectué en FWB est connue. Les taux d’accès sont de ce fait légèrement sous-estimés.  Les mêmes sources sont également utilisées pour la 2e approche.

2 Les étudiants pour lesquels la forme d’enseignement secondaire n’est pas connue dans les bases de données du CRef et de SATURN, ont été répartis dans les mêmes proportions que les étudiants pour lesquels l’information est connue et ce, année par année et suivant le lieu de scolarisation (universités/SHU).

02/ Taux de 1er accès aux différents niveaux CITE de l’enseignement supérieur

En développement

03/ Taux de réussite en 1re année de bachelier des étudiants de 1re génération suivant le secondaire suivi

En fin d'année académique 2012-2013, dans les hautes écoles, un peu plus d’un étudiant de 1re génération sur trois inscrits en 1re année et issus du secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou de la Communauté germanophone réussit. Le taux de réussite moyen des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur de type court est de 39 % (31 % pour les hommes et 45 % pour les femmes). Dans l'enseignement supérieur de type long, le taux de réussite est de 34 % (27 % pour les hommes et 34 % pour les femmes). Dans l’enseignement universitaire, le taux de réussite moyen des étudiants de 1re année est de 36 % (34 % pour les hommes et 36 % pour les femmes).  Les taux de réussite des étudiants varient selon le sexe, l'âge ainsi que la forme d’enseignement secondaire fréquentée. Ainsi, les étudiants « à l’heure » sont deux fois plus nombreux à réussir que les étudiants « en retard ».

L’étude des taux de réussite en 1re année dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles porte sur les étudiants de première génération dont le titre d’accès à l’enseignement supérieur est le CESS délivré par la Fédération Wallonie-Bruxelles ou de la Communauté germanophone de Belgique. Elle concerne les résultats des années académiques 2007-2008 à 2012-2013. Les populations étudiantes ont été distinguées en fonction du type d’établissement – haute école de type court et de type long, d’une part et université d’autre part –, et réparties en fonction de trois critères – le sexe, l’âge et la forme d’enseignement secondaire suivie.

Évolution du taux de réussite en 1re année des étudiants de première génération dans l'enseignement de type court en hautes écoles

6.1

Dans l’enseignement en haute école de type court, le taux de réussite des étudiants de 1re génération en 2012-2013 est de 30,9 % pour les hommes et de 45,4 % pour les femmes. Même si la tendance est plutôt à la baisse, les taux de réussite ont peu évolué entre 2007-2008 et 2012-2013.

L’âge a un effet important sur le taux de réussite. Les étudiants entrant « à l’heure » (18 ans et moins) réussissent mieux que les étudiants entrant « en retard » (19 ans et plus). Globalement, dans l’enseignement supérieur de type court en 2012-2013, le taux de réussite des étudiants « à l’heure » est de 53,7 % (soit 1 étudiant sur 2) tandis que celui des étudiants « en retard » est de 32,2 % (soit 1 étudiant sur 3).

Le taux de réussite varie selon la forme d’enseignement secondaire suivie : les étudiants issus du secondaire général qui représentent 45 % des inscrits ont un taux global de réussite en 2012-2013 de 52,1 %, ce taux est supérieur à celui des étudiants issus du secondaire technique de transition (41 % de réussite), qui, à son tour, est supérieur à celui des étudiants issus du secondaire technique de qualification (27,6 % de réussite). Le taux de réussite des étudiants issus du secondaire professionnel est de 14,1 %. Ces différences de taux sont demeurées relativement stables au cours de la période étudiée.

Évolution du taux de réussite en 1re année des étudiants de 1re génération dans l'enseignement de type long en haute école

6.2

Dans l’enseignement en haute école de type long, le taux de réussite des étudiants de 1re génération en 2012-2013 est de 27,5 % pour les hommes et de 42,8 % pour les femmes. En 2012-2013, les taux de réussite semblent remonter malgré une baisse de 8 points de pourcentage entre 2007-2008 et 2012-2013.

Les étudiants de 1re génération dans l’enseignement supérieur de type long proviennent à 85 % de l’enseignement général et les étudiants en provenance des autres formes d’enseignement secondaire étant peu nombreux, il n’est pas pertinent de développer de commentaires sur ce critère.

Dans l’enseignement de type long en haute école, l’âge s’inscrit comme un déterminant important de la réussite. Les étudiants entrant « à l’heure » présentent, en 2012-2013, un taux de réussite de 44,9 % tandis que le taux de réussite des étudiants entrant « en retard » est de 24,7 %. Ces taux sont respectivement de 47,1 % et 30,1 % pour les étudiants issus de l’enseignement général.

Évolution du taux de réussite en 1re année des étudiants de première génération dans l'enseignement universitaire

6.3

Dans l’enseignement universitaire, le taux de réussite des étudiants de 1re génération en 2012-2013 est de 33,6 % pour les hommes et de 38,5 % pour les femmes. L’écart hommes-femmes de 5 points de pourcentage est cependant moindre que dans l’enseignement supérieur en haute école et a surtout tendance à diminuer du fait d’une diminution du taux de réussite des femmes.

Comme pour l’enseignement supérieur de type court et de type long, l’âge et la forme d’enseignement secondaire suivie constituent des déterminants importants de la réussite. Les étudiants entrant « à l’heure » (hommes et femmes confondus, issus du secondaire général) présentent, en 2012-2013, un taux de réussite de 43,9 % et les étudiants entrant « en retard » un taux de 22,1 %. Même si les taux de réussite des étudiants issus de l’enseignement technique de transition ou de l’enseignement technique de qualification sont, tant pour les hommes que pour les femmes, en augmentation depuis 2006-2007, il reste très faible (au maximum 22 % pour les étudiants issus de l’enseignement technique de transition « à l’heure »).

 

3/ Indicateurs sur le public de l'enseignement supérieur

01/ Évolution du nombre d’hommes et de femmes dans l’enseignement supérieur

homme femme supérieur

La population dans l’enseignement supérieur de plein exercice est passée de 107 464 à 183 725 étudiants, entre 1989-1990 et 2013-2014.

La population féminine s'est accrue de manière continue, alors que la population masculine a connu une croissance négative entre 1995-1996 et 2000-2001, avant de recommencer à croitre, particulièrement les sept dernières années. Entre 1989-1990 et 2013-2014, la population féminine a doublé (+98 %) alors que la population masculine a augmenté de 45%.

02/ Évolution de la population de l’enseignement supérieur par type d’établissement

population ens sup evolution

À la rentrée 2013, 184 000 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, soit, par rapport à 1990-1991, une croissance de 61 %.

En 1990-1991, le nombre d’étudiants inscrits dans les universités était quasiment identique à celui des étudiants inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur hors université. L’augmentation de la population constatée sur la période considérée, soit 24 ans, diffère selon le type d’établissement d'enseignement supérieur. Dans l’enseignement supérieur hors université (SHU), les effectifs sont continuellement en augmentation jusqu’en 2009-2010 et depuis 2011-2012. Entre 1990-1991 et 2013-2014, la population dans le SHU a augmenté de 37 000 unités (+65 %). Dans les universités, l’augmentation est continue depuis 1999-2000. En 24 ans, la population étudiante dans les universités a augmenté de 33 000 unités (+58 %). L’intégration aux universités des instituts supérieurs d’architecture en 2010-2011 explique la diminution de population du SHU et une partie de l’augmentation de la population des universités.

03/ Proportion d’hommes et de femmes par domaine (et catégorie)

Proportion des femmes dans l'enseignement supérieur non universitaire en 2013-2014

proportion femmes SHU

Dans les catégories Paramédicale, Sociale, Pédagogique et Arts appliqués (haute école de type court), Sociale, et Traduction et interprétation (haute école de type long) ou encore le domaine Arts plastiques, visuels et de l’espace (écoles supérieures des arts - type long), plus de deux étudiants sur trois sont des femmes.

A contrario, dans les catégories comme Technique (haute école de types court et long), Agronomique (haute école de types court et long) moins d’un étudiant sur trois est une femme.

Proportion des femmes dans l'enseignement universitaire en 2013-2014

proportion femmes unifs

Dans la majorité des domaines, la proportion des femmes est supérieure, voire nettement supérieure à 50 % : c’est le cas dans 8 domaines sur 12 des sciences humaines et sociales, et dans tout le secteur des sciences de la santé, excepté dans le domaine des sciences de la motricité.

A contrario, les femmes sont toujours moins présentes dans le secteur des sciences, en particulier dans le domaine des sciences de l'ingénieur où moins d’un étudiant sur cinq est une femme.

04/ Proportion d’étudiants belges, étrangers UE et étrangers hors UE

En 2013-2014, 79 % des étudiants fréquentant un établissement d’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles sont de nationalité belge, 16 % sont des ressortissants d’un pays de l’Union européenne et 5 % sont ressortissants d’un pays hors UE.

Proportion détudiants belges étrangers UE et étrangers hors UE par catégorie

En 2013-2014, environ 39 000 étudiants n’ont pas la nationalité belge, soit plus d’1 étudiant sur 5. Parmi l’ensemble des étudiants (universités + supérieur hors université), 16 % sont ressortissants d’un pays de l’Union européenne (UE) et 5 % d’un pays hors UE.

La part d’étudiants étrangers est différente suivant les types d’établissements. Ainsi, dans les hautes écoles (HE) de niveau type court, 18 % des étudiants sont de nationalité étrangère. Dans les écoles supérieures des arts (ESA), 44 % des étudiants n’ont pas la nationalité belge.

La part d’étudiants étrangers est également différente suivant la catégorie et les domaines d’études. Ainsi, dans les cursus paramédicales ou des sciences de la santé, la part d’étudiants étrangers est de plus de 30 %. Il s’agit très majoritairement d’étudiants issus d’un pays de l’UE. Trois quarts des étudiants étrangers de la catégorie technique (type long) sont majoritairement issus d’un pays hors Union européenne. Pour toutes les autres catégories, les étudiants étrangers sont majoritairement originaires d’un pays de l’Union européenne. Il faut d’ailleurs noter qu’un étudiant étranger sur deux est Français.

 

4/ Indicateurs de résultats

01/Taux de réussite, de réorientation, de redoublement et d’abandon en 1re année de bachelier

En 2013-2014, sur les 66 117 étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles en 2012-2013, 42 % se retrouvent en 2e année, 20 % recommencent la même année dans la même section (redoublement) et 38 % se réorientent ou abandonnent. Le taux de réussite des hommes en 1re année de l’enseignement supérieur est inférieur de 10 points de pourcentage à celui des femmes (entre 3 et 14 points de pourcentage suivant les types d’enseignement supérieur).

Taux de réussite des étudiants inscrits en 1re bachelier en 2012-2013

ens sup réussite1

À un échec en 1re année, peut suivre un redoublement, une réorientation ou un abandon.

ens sup réussite

Ainsi, par exemple, en 2013-2014, sur les 14 525 hommes inscrits dans l’enseignement supérieur hors universités de type court en Communauté française en 2013-2014, 39 % se retrouvent en 2e année, 19 % recommencent la même année dans la même section (redoublement), 11 % recommencent une 1re année dans une autre section (réorientation) et 31 % ne figurent plus dans la base de données SATURN (abandon).

De manière générale, dans l’enseignement hors universités comme à l’université, les femmes redoublent ou se réorientent moins que les hommes. Elles abandonnent également moins que les hommes.

02/ Taux d’obtention d’un 1er diplôme selon le niveau CITE de l’enseignement supérieur

En développement

03/ Évolution du nombre de diplôme de bachelier, master et doctorat depuis 2004-2005

Diplômés d'un bachelier ou d'un master

La mise en place progressive du processus de Bologne depuis 2004-2005 a quelque peu changé la physionomie des diplômes délivrés. Ainsi, dans l’enseignement supérieur de type court, les diplômes de gradués, de régents ou encore d’assistants sociaux, par exemple, ont été remplacés, à partir de 2006-2007, par le diplôme de bachelier, délivré après 3 années d’études. Dans l’enseignement supérieur de niveau universitaire, les masters ont remplacés les diplômes du 2e cycle de base (licence, ingénieurs…). Ils sont délivrés après un 1er cycle de 3 ans (bachelier) et peuvent durer 1 ou 2 ans. Cette modification dans l’enseignement supérieur de niveau universitaire explique en partie la baisse de diplômés en 2007-2008.

diplome


Entre 2004-2005 et 2013-2014, le nombre diplômés de l’enseignement supérieur de type court est passé de 12 679 à 13 845 soit une augmentation de 9 % (2,2 % pour les hommes et 13,1 % pour les femmes). Les femmes représentent 2/3 des diplômés.

Durant la même période, le nombre de diplômés du 2e cycle dans les universités est passé de 7 732 à 10 479, soit une augmentation de 35% (30,5 % pour les hommes et 39,4 % pour les femmes). Une partie de cette augmentation provient du transfert de certaines formations de l’enseignement supérieur hors université de type long vers les universités (architecte, traduction interprète). Ces transferts expliquent également la diminution d’étudiants diplômés dans l’enseignement supérieur de type long entre 2004-2005 et 2012-2013.

Entre 2004-2005 et 2013-2014, la part des femmes a augmenté pour tous les types de diplômes. Dans l’enseignement supérieur hors université de type long, la répartition diplomé-e-s s’est inversée et les femmes sont plus nombreuses que les hommes à obtenir un diplôme (comme c’est le cas dans les deux autres formes d’enseignement supérieur).

Diplômés de doctorat avec thèse

evolution doctorat thèse en fction du sexe

Graphique © Polygraph'

Le nombre de diplômés de doctorat avec thèse s’élève en 2013 à 791 dont 42,4% de femmes. Le pourcentage de femmes diplômées de doctorat ne cesse d’augmenter ces 10 dernières
années puisqu’elles ne représentaient en 2004 que 34,1 % pour 65,9 % d’hommes. L’évolution sur les 10 dernières années montre que le nombre de diplômes de doctorat a augmenté
de 45,1 % depuis 2004 passant de 545 à 791. À noter qu’en 2012, ce nombre a atteint 922 diplômes.

03.2/ Évolution du nombre de doctorants depuis 2004-2005

evol doct

Graphiques © Polygraph'

En 2013-2014, 6 348 étudiants suivent une formation doctorale ou entreprennent un doctorat. Les femmes représentent 45 % de ces étudiants. Ce pourcentage est en augmentation constante depuis 2004-2005, le nombre d’étudiantes passant de 1 562 à 2 858 en 2013-2014 (+ 41,3 %). Sur les 6 348 étudiants, 2 515 n’ont pas la nationalité belge, soit 39,6 %. Comparé à 2004-2005, cela représente une augmentation de 1,5 point de pourcentage. Les étudiants issus des pays hors UE sont légèrement majoritaires. En effet, ils représentent 53,4 % des étudiants étrangers. Cependant, ce ratio est en constante diminution depuis 2004-2005, année où près de deux tiers des étudiants étrangers étaient issus des pays hors UE.

04/ Proportion des 30-34 ans diplômés de l’enseignement supérieur

30 34ans

Graphique © Polygraph'

En 2014, 40,1 % de la population wallonne âgée de 30 à 34 ans détiennent un diplôme de l’enseignement supérieur. Ce pourcentage monte à 47,5 % pour la Région de Bruxelles-Capitale. La moyenne européenne montre que 37,9 % des jeunes de 30 à 34 ans disposent d’un diplôme de l’enseignement supérieur. L’évolution du pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur a diminué entre 2010 et 2013 passant de 41,5% à 38,9% en Wallonie et de 48,7 % à 45,8 % pour la Région de Bruxelles-Capitale.

 

5/ Indicateurs formations des enseignants

01/ Fréquentation et certification dans les filières pédagogiques

Entre 2004-2005 et 2013-2014, les effectifs des formations initiales des enseignants ont diminué de 2 %. La baisse se marque particulièrement pour la section normale primaire (–16 %). A contrario, la section normale secondaire voit ses inscriptions augmenter (+20 %). Fin 2012-2013, 2 534 titres de bacheliers (-2 % par rapport à 2011-2012) ont été délivrés. Le taux de réussite en première année dans les sections pédagogiques en haute école est de 46 %.

Nombre d’étudiants inscrits en sections normales et en AESS, Master didactique, CAPAES de 2004-2005 à 2013-2014

Certification1


En 2013-2014, le nombre total d’inscriptions est de 16 751, toutes formations confondues soit 280 inscriptions de moins qu’en 2004-2005. Le nombre d’inscriptions a diminué de 2005-2006 à 2009-2010 de 8 % avant de remonter de façon constante depuis 2010-2011 afin d’atteindre en 2013-2014 un nombre d’inscriptions proche de celui de 2004-2005.

Entre 2012-2013 et 2013-2014, les inscriptions ont augmenté de 3 %. Les effectifs des formations pédagogiques en haute école ont légèrement augmenté par rapport à 2012-2013 (+2 %). Ils sont passés de 3 139 à 3 178 inscriptions en bachelier normale préscolaire (+1 %), de 4 984 à 5 070 inscriptions en normale primaire (+2 %), de 5 899 à 6 099 inscriptions en normale secondaire (+3 %) et de 173 à 177 en normale technique moyen (+2 %).

Sur dix ans, le nombre total d’inscriptions dans les formations pédagogiques en haute école est resté stable. Toutefois, le nombre d’inscriptions en normale primaire a diminué de 16 % et celui en normale secondaire a augmenté de 20 %.

Le nombre d’inscriptions en AESS (université, haute école et école supérieure des arts) est de 1 187 soit une augmentation de 8 % par rapport à 2012-2013. Un quart des inscriptions en AESS s’effectuent dans l’enseignement artistique (ESA). Le master didactique (université) voit passer ses effectifs de 774 en 2012-2013 à 812 en 2013-2014 soit une augmentation de 5 %. Entre 2007-2008 (année de mise en œuvre du master didactique) et 2013-2014, les formations destinées aux futurs enseignants de l’enseignement secondaire supérieur ont vu leurs effectifs diminuer de 13 %.

Nombre de diplômes délivrés en sections normales et en AESS, Master didactique, CAPAES de 2004-2005 à 2012-2013 

Certification2

L’analyse de l’évolution des effectifs de première année dans les sections normales entre 2004-2005 et 2013-2014 permet de comprendre les variations d’attractivité de la formation initiale des enseignants à travers l’entrée dans ces différentes filières. Sur les dix années observées, les inscriptions en première année dans la section normale préscolaire ont diminué de 10 %. Cette diminution est quasi constante malgré une légère augmentation des inscriptions en 2009-2010 et 2010-2011. En 2013-2014, 1 479 étudiants sont inscrits dans cette formation. En 2013-2014, 2 454 étudiants sont inscrits dans la formation d’instituteur primaire. Les inscriptions ont diminué de 15 % entre 2004-2005 et 2013-2014. La diminution est constante jusqu’en 2010-2011. Les inscriptions sont en hausse en 2011-2012 et 2012-2013 et diminuent en 2013-2014 (–1 % entre 2012-2013 et 2013-2014).

A contrario, les inscriptions en première année dans les formations normales secondaires ont augmenté de 22 % en dix ans pour atteindre 3 283 étudiants inscrits en première année en 2013-2014. En 2013-2014, 91 étudiants sont inscrits en première année dans une formation normale technique. Ils étaient 75 en 2004-2005. Sur les dix années prises en compte, le nombre d’étudiants inscrits en première année d’une formation pédagogique en haute école est resté stable. Ils étaient 7 316 en 2004-2005 et 7 307 en 2013-2014.

Nombre de diplômes délivrés en sections normales et en AESS, Master didactique, CAPAES de 2004-2005 à 2012-2013

certification3

Entre 2004-2005 et 2012-2013, le nombre de diplômés d’une section pédagogique toutes formations confondues a diminué de 10 %. Seuls les agrégés de l’enseignement secondaire inférieur (normale secondaire) sont plus nombreux en 2012-2013 qu’en 2004-2005 (+7 %). À la fin de l’année académique 2012-2013, 2 534 diplômes de bacheliers (haute école) ont été délivrés soit 55 de moins qu’en 2011-2012 (–2 %). À l’exception de la formation normale secondaire, le nombre de diplômés diminue pour toutes les formations avec la baisse la plus importante pour les diplômes d’instituteur préscolaire (–13 %). Fin de l’année académique 2012-2013, ont également été délivrés 388 masters didactiques, 672 AESS et 165 CAPAES. Les diplômés des écoles supérieures des arts représentent près d’un tiers des AESS.

Taux de réussite, de redoublement et d’abandon en première bac dans les sections normales de 2008-2009 à 2012-2013

Certification4

Un étudiant a réussi si, l’année académique suivant son inscription en première année, il est inscrit en deuxième année. Un étudiant est considéré comme ayant abandonné lorsqu’on ne le retrouve plus dans la base de données l’année académique suivant son inscription en première bac. Un étudiant est redoublant lorsqu’il recommence une première année.

Toutes sections confondues (hors normale technique), le taux de réussite en première bac diminue légèrement entre 2008-2009 et 2012-2013, passant de 47 % en 2008-2009 à 46 % en 2012-2013. Cependant, le taux de réussite augmente pour les inscrits en première bac normale préscolaire. En 2012-2013 le taux de réussite est de 55 %, il était de 52 % en 2008-2009. En 2012-2013, le taux de réussite en première bac est de 48,5 % en normale primaire et de 39,5 % en normale secondaire.

 

Quelques infos complémentaires : sources des données et contextes de développement

>> Les sources de données


Dans l’attente de pouvoir disposer des données issues de la collecte de données unique (projet en cours), les informations permettant de calculer les indicateurs développés proviennent des sources suivantes :

La dernière année de référence pour les publications Fédération Wallonie-Bruxelles et les publications internationales est 2013-2014. C’est également la dernière année pour laquelle les différentes sources actuelles disposent toutes de données.

>> Les contextes de développement


Ces indicateurs sont réalisés :

 

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