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Vers une coopération académique renforcée : les retombées de la mission ministérielle au Canada en 2026 pour les établissements d’enseignement supérieur

La mission ministérielle et interinstitutionnelle qui s’est déroulée du 20 au 24 avril 2026 au Québec et en Ontario a marqué une étape décisive pour l'internationalisation de l'enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Réunissant une délégation académique de plus de 80 membres sur un total de 150 participantes et participants tous volets confondus, cet événement a permis de consolider des liens historiques et d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration scientifique et pédagogique. 

Des partenariats renforcés et un engouement interinstitutionnel soutenu par l’ARES

Cette mission était attendue de longue date pour la Commission des Relations internationales de l’ARES qui avait fait le choix du Canada comme pays cible de sa stratégie d’internationalisation dès 2024. Elle avait à cœur de dynamiser les collaborations existantes, notamment sous la forme de codiplômations, avec la province du Québec et ses établissements tout en lançant une exploration du paysage académique du côté de l’Ontario. Elles souhaitaient également trouver des leviers pour résoudre des obstacles tant administratifs que politiques qui en empêchaient le plein déploiement des partenariats (procédures de visas, obstacles à la mobilité, divergence des calendriers et rythmes académiques, etc.). Dans ce contexte, l’ARES a mis au point et organisé deux sessions de travail entre institutions de la FWB et du Québec, l’une sur les obstacles autour des démarches administratives et l’autre sur les nouveaux formats de mobilité. Des moments de rencontres privilégiés ont par ailleurs été facilités sous la forme de B2B ou d’ateliers d’échange de pratiques. 

Mobilité étudiante : moins d’obstacles et plus de flexibilité 

Les établissements ont profité de ce déplacement pour relancer et approfondir des partenariats. Parmi les voies privilégiées, les modalités pour la mise en place de mobilités étudiantes de courte durée et hybrides ont occupé une place toute particulière. En effet, ce format novateur de mobilité (BIP (Blended Intensive Programmes) et les COIL (Collaborative Online International Learning)) a été identifié comme un des leviers pour pallier le déséquilibre des flux d’étudiants, permettant de maintenir une dynamique d'échange tout en s'adaptant aux contraintes financières et calendaires des étudiants. Par ailleurs, les projets de mobilités, de stages, de projets de recherche et de codiplômations ont également fait l’objet d’échanges approfondis.  

Face aux obstacles administratifs liés aux visas et aux permis de travail, la mission a permis de plaider pour une simplification des procédures auprès des autorités politiques compétentes en la matière. Plus largement, les établissements ont ainsi pu s’exprimer sur le besoin d’un accord structuré entre les deux territoires pour accompagner la mobilité étudiante. Dans un contexte international changeant et sujet aux crises qui ouvre la voie à une grande incertitude, les établissements s’accordent sur les bénéfices de solutions pérennes, engagées en faveur du renforcement des liens d’internationalisation. 

Un regard qui s’ouvre vers l’Ontario 

Le volet exploratoire à Toronto a révélé un fort potentiel de coopération avec les institutions franco-ontariennes. Les rencontres avec l'Université de l’Ontario français (UOF) et le Collège Boréal ont mis en lumière des opportunités de collaborations partenariales, mais aussi dans une perspective de coopération internationale, et un intérêt marqué pour les programmes de recherche européens comme Horizon Europe.

Et l’ARES dans tout cela ? 

Dans cette logique de renforcement, le cadre institutionnel et stratégique de l’ARES est sorti grandi de la mission, notamment au travers d’une entente signée avec l'Université du Québec (UQ). Cet accord vise à structurer le partage d’expériences et d’outils entre les deux fédérations d'établissements, et encadrant la collaboration autour d’une mission retour de 50 chercheurs et chercheureuses québécoises de l'Université du Québec en FWB, prévue fin novembre 2026. 

La Fédération des Cégeps et l’ARES ont également profité de la venue de la délégation belge au Québec pour renouveler leur entente signée pour la première fois en octobre 2023. 

Entente signée entre l'ARES et l'Université du Québec
© Jérôme Van Belle / WBI
Renouvellement de l'entente entre l'ARES et la Fédération des Cégeps

Une mission qui lance les jalons pour l’avenir

Le bilan de cette mission est jugé extrêmement positif par les participantes et participants, qui ont souligné l'importance de la "force du groupe" pour porter des thématiques transversales, soutenue par la présence des ministres. Outre la mission de l’Université du Québec en FWB prévue à la fin du mois de novembre 2026, les acquis de ce voyage pourront aussi servir de base à la préparation de la mission économique prévue à l’automne 2027, et à de futurs échanges interinstitutionnels. 

 

Cartographie des partenariats compilés par l’ARES dans le contexte de la mission