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Coopération internationale : 48 nouveaux projets aujourd'hui, 25 % de budget en moins demain

En 2026, l'ARES finance 48 nouveaux projets de coopération académique dans 12 pays partenaires. Un investissement de 12,6 millions d'euros qui intervient au moment où les moyens consacrés à la coopération internationale s'apprêtent à diminuer de 25 %.

Alors que les besoins en matière de stabilité, de formation et de recherche n'ont jamais été aussi importants, les moyens alloués à la coopération internationale sont sous pression. Dans ce contexte, l'ARES soutient en 2026 quarante-huit nouveaux projets de coopération académique internationale mis en œuvre par les universités, les hautes écoles et les écoles supérieures des arts de la FWB avec les institutions d’enseignement supérieur des pays partenaires, représentant un investissement de 12,6 millions d'euros dans douze pays partenaires. Une mobilisation importante qui sera difficile à reproduire à l'avenir : à partir de 2027, les budgets disponibles pour ce type d'actions seront réduits de 25 %.

« Ces 48 projets démontrent la capacité de la coopération académique à apporter des réponses concrètes à des défis majeurs comme le changement climatique, la santé, la gouvernance ou le développement économique. Mais ils illustrent aussi ce qui est en jeu aujourd'hui : avec une réduction de 25 % des budgets à partir de l'an prochain, notre capacité à soutenir des initiatives de cette ampleur sera inévitablement affectée, sans compter l’impact probable sur l’emploi, tant au sein de l’ARES que de ses établissements membres », déclare Tanguy Goethals, Directeur de la coopération internationale de l'ARES.

Dans un monde marqué par les crises géopolitiques, climatiques et économiques, investir dans les compétences, la recherche et les institutions d'enseignement supérieur constitue un levier reconnu de stabilité et de résilience. Dans un entretien accordé au Soir le 3 juillet 2026, Alexander De Croo, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et numéro 2 de l’ONU, le soulignait : « Tout est devenu beaucoup plus géopolitique, même le développement. La sécurité, la stabilité, le coût de la vie ou encore la migration et les droits humains sont les principales préoccupations des Européens. Or, il n’est pas possible de gérer ces questions sans jouer un rôle dans le reste du monde

Pour l'ARES, l’enjeu est désormais de préserver cet investissement stratégique au moment même où les ressources qui lui sont consacrées diminuent.

Découvrir les projets de coopération académique sur HES4SD, la plateforme commune de la Team Belgium (ARES, VLIRUOS et IMT)