Approche

Notre approche

  • Renforcer les capacités des partenaires académiques dans une optique d'appropriation du développement
  • Soutenir l'approche partenariale pour accroître l'efficacité de l'aide
  • S'investir dans le respect du principe d'autonomie et du droit d’initiative académiques
  • S'engager dans la durée et garantir la durabilité des interventions

Sans exception et de manière transversale, nos actions de coopération au développement s’inscrivent dans le respect du principe du renforcement des capacités des acteurs académiques.

Mais, pour l’ARES, le renforcement des capacités ne s’arrête pas aux frontières des établissements partenaires. Il se conçoit dans une optique de renforcement structurel de la performance des établissements d’enseignement supérieur à former des étudiants et à mener des recherches. Il dépasse la dimension individuelle et se conçoit aussi et surtout dans une perspective de bénéfice social et de développement du pays et de la région. En cela, l’enseignement supérieur et ses établissements sont davantage un moyen et non une fin en soi.

01/ Renforcer les capacités des partenaires dans une optique d'appropriation du développement

 

« La coopération académique soutient la construction des capacités structurelles des générations futures des pays du Sud à s’approprier leur développement »

La coopération académique au développement telle qu’elle est envisagée par l’ARES découle d’une volonté de maximiser l’appropriation de leur développement et de leurs stratégies par les pays partenaires et par leurs acteurs de développement. En renforçant les capacités structurelles des partenaires académiques, ses interventions, quelle qu’en soit la nature, soutiennent la construction de celles des générations futures à travailler à leur développement. Elle s’inscrit en cela pleinement dans la Loi sur la Coopération belge, qui place les principes de renforcement des capacités, de consolidation de la société et d’appropriation démocratique au cœur de son action.

02/ Soutenir l'approche partenariale pour accroître l´efficacité de l'aide

Dès avant la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement, le Conseil interuniversitaire de la Communauté française (CIUF) – et l’ARES encore aujourd’hui – fondait son engagement sur le principe durable du partenariat : les partenaires du Nord et du Sud se fixent ensemble des objectifs et mettent en commun leurs ressources humaines, matérielles et financières pour les atteindre. Elle répondait, par là, déjà aux principales préoccupations liées à l’efficacité de l’aide en mettant au cœur de ses actions les principes d’alignement et d’appropriation. Couplés à la responsabilisation des partenaires dans le déroulement des projets et des programmes, ceux-ci constituent les meilleures garanties d’une durabilité des actions entreprises, au-delà du terme du partenariat. 

« La coopération académique représente un investissement répondant à des préoccupations communes à nos pays et aux pays partenaires »

Encore aujourd’hui, le travail de coopération au développement de l’ARES se base avant tout sur une conjugaison entre les besoins et les priorités stratégiques des institutions partenaires, d’une part, et les priorités nationales de développement ainsi que les stratégies de réduction de la pauvreté des pays dans lesquels elle intervient, d’autre part. Ensemble, les partenaires développent tantôt des recherches répondant à des problématiques de développement bien identifiées, tantôt des actions conformes à des stratégies de développement institutionnel propres ou encore, par exemple, des formations qui sont en adéquation avec le marché de l’emploi local.

Des axes thématiques et des secteurs d’intervention prioritaires ont d’ailleurs été définis pour les vingt pays dans lesquels l’ARES concentre son action. Ils découlent à la fois des politiques nationales et des priorités des partenaires académiques locaux. Partenariat oblige, ils tiennent compte également de l’expertise académique disponible en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ils forment ainsi le socle d’une relation équitable où priment la réciprocité et l’intérêt commun. Avec la définition commune des objectifs à atteindre, le dimensionnement et la gestion équilibrés des activités, la qualité et la durabilité des résultats sont maximisées.

03/ S'investir dans le respect du principe d'autonomie et du droit d'initiative académiques

Le principe d’autonomie et celui, connexe, du droit d’initiative, sont deux principes essentiels dans le monde académique. En matière de coopération au développement, la nature spécifique et l'approche technique, méthodologique, scientifique ou pédagogique des activités développées relèvent du droit d'initiative des partenaires académiques, du Nord et du Sud, à l’intérieur d’un cadre déterminé par l’ARES conformément aux règles fixées par le pouvoir subsidiant. 

« Le rôle critique de la société civile à l’égard des orientations gouvernementales est capital et les établissements d’enseignement supérieur entendent bien continuer à pouvoir l’exercer »

Insister sur cet aspect est particulièrement crucial dans le contexte actuel de resserrement de l’approche stratégique. Le rapprochement légitime avec les stratégies des gouvernements locaux – via les plans nationaux de réduction de la pauvreté ou les plans stratégiques nationaux en matière d’enseignement supérieur – ne doit pas laisser entendre que toutes les pistes de développement sont épuisées à la lecture de ces documents. Le rôle critique de la société civile à l’égard des orientations gouvernementales est capital et les établissements d’enseignement supérieur entendent bien continuer à pouvoir l’exercer.

04/ S'engager dans la durée et garantir la durabilité des interventions

 

« La coopération académique met en jeu des processus complexes dont les effets ne se font souvent sentir qu’après plusieurs années »

La formation des cadres de haut niveau, le renforcement durable des capacités de recherche et d’enseignement d’une institution partenaire, l’appropriation par les partenaires des résultats engrangés exigent des approches de long terme. Un travail d’une telle ampleur met en jeu des processus complexes dont les effets ne se font souvent sentir qu’après plusieurs années.

Par ailleurs, il est important d’accorder une attention toute particulière à ce que les actions soient construites pour pouvoir être durables, c’est-à-dire pour que leurs effets perdurent à l’issue du partenariat. Pour l’ARES, cette dimension constitue un élément d’appréciation important dès la sélection des partenariats et des projets. Au-delà des mécanismes favorables qui sont intrinsèques aux initiatives de coopération académique (mécanismes de gouvernance favorables à l’appropriation, renforcement des capacités locales…), les propositions doivent pouvoir démontrer, dès leur introduction, comment elles perdureront au terme du soutien apporté par l’ARES.

 

L'ARES, UN ACTEUR PERFORMANT DE LA COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT

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C’est ensemble, via l'ARES, que les universités, les hautes écoles et les écoles supérieures des arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles agissent et contribuent efficacement, en tant que partenaires non gouvernementaux de premier ordre, à la Coopération belge au développement.

Découvrez quelle est la vision, la mission et l'approche de l'ARES en matière de coopération académique au développement, et quelles sont les actions qui sont développées pour renforcer les partenaires sud, développer les compétences humaines du Sud et sensibiliser les étudiants des établissements d'enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles au développement.

 

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L’ARES est un important partenaire non gouvernemental de la Coopération belge au développement. Avec les universités, les hautes écoles et les écoles supérieures des arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle assure la définition et l’exécution du volet académique « francophone » de la Coopération belge.

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